Le petit patimoine

Parc Edouard Simon.

 La dénomination de ce parc est un hommage à son initiateur, le bourgmestre Edouard Simon. Influencé par les idées hygiénistes qui marquent l’urbanisme à la fin du XIXe siècle, son objectif est de supprimer les étendues d’eau amassées autour du château médiéval. Fossés et rivières charrient tous les rejets des manufactures et finissent par s’agglutiner au cœur de la ville.

 

En 1862, une première phase comble les abords immédiats de la voirie et y implante des marronniers. En 1894, une seconde étape est franchie. Le déménagement du moulin à eau et le rachat par la ville de diverses propriétés limitrophes permettent de faire disparaître les réserves d’eau. La Verne de Basècle est canalisée en un seul lit puis elle est rendue souterraine.

 

Au dessus, le paysagiste Louis Fusch aménage un parc urbain où les éléments centraux sont l’eau et le végétal. Un espace de verdure aux essences rares entoure un étang jalonné de rocailles et d’une grotte. L’ensemble est définitivement achevé en 1900 par l’installation d’un kiosque de conception Art Nouveau. Dès lors, à travers une courbe aux grandes allées droites, le promeneur peut flâner au cœur de Péruwelz au milieu d’un site verdoyant puis déboucher sur le parc de Keyser et la drève de la Verte Chasse.

 

Le kiosque

 

Ce type de réalisation trouve son origine dans l’esprit des pavillons de jardin qui constituent un but de promenade mais aussi et surtout, un endroit où l’on présente des pièces de théâtre et de musique. En 1898, la Ville confie la réalisation à Léon Pavot (1871-1918). Ce jeune architecte péruwelzien est l’un des dessinateurs de Victor Horta et s’inscrit dans la mouvance du style Art Nouveau. Visible en mai 1900, la structure en ferronnerie dévoile une véritable dentelle métallique où les végétaux deviennent des formes stylisées. Notons que cet ouvrage se place juste au-dessus de la Verne de Basècles canalisée.

 

Parc dit De Keyser

 

Aménagé dans l’ancienne partie de la “patte d’oie” du château médiéval, ce parc était celui d’un hôtel de maître dont les derniers propriétaires étaient membre de la famille De Keyser. La Ville acheta le bien en 1948 pour en faire l’Hôtel de Ville. Cet espace s’éloigne du parc paysager habituel. Sa composition est beaucoup plus libre et sa nature vagabonde rompt avec la végétation maîtrisée. Un passage conduit à un étang avec pavillon en brique. L’ambiance générale rappelle étrangement celle de la forêt de Bon-Secours et ses promenades en sous-bois. Quelques allées rectilignes nous amènent à découvrir des lieux peuplés de plantes sauvages (anémones, perce-neiges...) qui prolifèrent à l’ombre des arbres.

La Drève de la Verte Chasse (Péruwelz).

 

Réalisée vers 1730, cette allée de 400 mètres reliait l’église de Péruwelz au hameau du Vert Coron. Elle est pavée en 1842 puis elle est équipée, à la fin du XIXe siècle, de réverbères.

 

Dans les années 1990, cette drève est interdite aux véhicules. L’alignement évolue au cours des décennies : aux peupliers succèdent des tilleuls pour désormais faire place aux hêtres.