Absil Jean (1893-1974)

Maison natale à Bon-Secours à l’entrée de la rue Baijot.

 

Compositeur de renommée internationale, Jean Absil suit les cours de Paul Gilson au Conservatoire de Bruxelles (1913). Il obtient le Prix Agniez (1921) puis le second Prix de Rome (1922). Il devient professeur d'harmonie pratique au Conservatoire de Bruxelles.

Très rapidement, il s'oriente vers une production contemporaine. Il séjourne à Paris où il gagne le Prix Rubens, et fonde la Revue internationale de musique (1938). Chef du groupe La Sirène, il fait connaître la musique contemporaine. Son concerto imposé pour piano lors du premier concours Ysaye lui confère une renommée internationale. Il obtient le Prix de Hainaut (1948) et le Prix Quinquennal (1963).

Pendant 40 ans, il est directeur de l'Académie d'Etterbeek. Musicien au langage très personnel et cohérent, il se nourrit de Bach et d'Alban Berg. Le compositeur invente des modes inédits qu'il renouvelle d'une œuvre à l'autre. Il publie de nombreuses œuvres de musique de chambre, 175 opus, un Concerto pour violon, un Concerto pour piano, de très nombreux chœurs (Alcools, Les chants de mort, Le cirque volant, Album à colorier), une comédie musicale sur un texte de Franc-Nohain (Le chapeau chinois) et des oeuvres symphoniques. Dans Le Zodiaque se fondent les formes du concerto, de la symphonie et de la cantate.

Membre du jury du Concours Reine Elisabeth, il décède en février 1974 à Uccle.

Delcampe Géo (1896-1990)

Homme de lettres né le 15 décembre 1896 à Thumaide, Géo Delcampe compose est à la fois professeur, compositeur, musicien et poète. Il aborde quasi toutes les formes d’écriture : des opéras (Valpré créé à l’INR), des œuvres pour le théâtre amateur ou pour la jeunesse, de l’opérette (Malibran), de la comédie musicale (Miss Betty ou Héroïnes), recueils de poèmes ou encore des contes (Clocher mon confident).

 

Sa poésie lui vaut de nombreux prix comme le Prix de l’Académie française (1937), le Grand Prix de la poésie de Constantine, le prix du Gouverneur général d’Algérie et la médaille du Gouverneur belge. Président d’honneur de la revue Terre wallonne, il est également membre de plusieurs académies étrangères.

Très attaché à sa région, il crée avec Julien Tondriau le Cercle artistique et littéraire de Péruwelz (1946). Il est également cofondateur de l'Amitié florimontaine franco-belge (1932) et de l'Académie de l'Alsace (1951). Il est membre perpétuel de la Fondation Victor Hugo en Sorbonne. Il écrit sur Jean Absil un recueil Du langage en poésie et sa dernière composition, Hainaut, douce patrie, montre son attachement à sa région mais aussi sa principale source d’inspiration.

DUDANT Roger (1929-2008)

Peintre, dessinateur et professeur, Roger Dudant se forme à l'Académie des Beaux-Arts de Tournai (1944-1949). Il poursuivit sa formation à La Cambre (Bruxelles) dans l'atelier de Paul Delvaux. Originaire de Laplaigne, il s’établit à Péruwelz à partir de 1953.

 

Il expose tant en Belgique qu’à l’étranger et se distingue en remportant divers Prix Jeune Peinture Belge (1954) ou encore le Prix du Hainaut (1956). Il est membre fondateur en 1964 du groupe Hainaut cinq et il participe au Groupe des recherches visuelles. En 1974, il réalise une mosaïque de 9 mètres de long dans l'un des couloirs de la station Parc du métro de Bruxelles.

Josquin Lebloitte dit Josquin des Prés (1440-1521).

Condé-sur-Escaut.

 

Né à Beaurevoir vers 1450, Josquin des Prés est un compositeur franco-flamand de la Renaissance. Très célèbre, il est considéré comme la figure centrale de l'école franco-flamande. Les spécialistes le considèrent même comme le premier grand maître dans le domaine de la polyphonie vocale des débuts de la Renaissance, style qui allait poursuivre son développement au cours de sa vie.

D'abord chanteur à la collégiale de Saint-Quentin (Aisne), il poursuit son activité en Italie où il est chanteur à la cathédrale de Milan (1459-1472), puis au service du Duc Sforza (1474) et du Cardinal Ascanio Sforza (1476-1504). De 1486 à 1501, il apparaît sporadiquement dans la liste des chanteurs de la chapelle papale.

De nombreux voyages le mènent à Paris, Modène, Nancy, cathédrale de Saint-Quentin(1509)… De 1499 à 1515, il  est au service du Duc Hercule 1er de Ferrare. Après un bref séjour à la cour de Louis XII (roi de France), il termine ses jours comme chanoine à Condé-sur-Escaut. Il y décède le 27 août 1521.

LOIN Arsène (1823-1891) - Wiers

Médecin et historien, il défend l'homéopathie et collabore au Journal du dispensaire Hahnemann. Il est également correspondant au journal le Nord (1852-1860) et à la Revue continentale (1863). Publications : Une exécution en 1573; Documents concernant les placards, l'Inquisition et les troubles religieux dans les Pays-Bas et le Hainaut sous Charles Quint et Philippe II; Le philosophe Proudhon et sa philosophie.

PAVOT Léon (1871-1818)

Habitant de Péruwelz.

 

Né le 8 septembre 1871 à Péruwelz, Léon Pavot apprend le métier de menuisier chez son père. En parallèle, il suit les cours de dessin donné par Edmond Lekimpe (la future école industrielle). En 1891, il réussit son examen d’admission en architecture à l’Académie royale des Beaux-arts de Bruxelles et il se fixe à Anderlecht.

En 1897, il travaille dans le bureau de Victor Horta qui évolue dans des conceptions de style Art nouveau. À Péruwelz, il installe son bureau d’architecte à la rue du Pont-à-la-Faulx. La Ville lui commande plusieurs réalisations dont un kiosque pour le parc communal E. Simon (inauguré en 1900). Le 14 octobre 1918, il meurt à Péruwelz de la grippe espagnole. Sa sépulture est toujours visible au cimetière de Péruwelz.

Parmi ses conceptions, citons une maison de style Art Nouveau à Péruwelz au 11, rue Astrid (1899), le jardin d’hiver de l’école Saint-Charles (Péruwelz), les portes monumentales du parc, actuellement disparues (1902) ou encore la verrerie du lavoir Dubuisson (1912).

TONDRIAU Julien (1917-1966).

Habitant de Péruwelz.

 

Docteur en philosophie et lettre de la Sorbonne, Julien TONDRIAU est licencié en orientalisme et conservateur de la section Extrême-Orient aux musées royaux d’art et d’histoire de Belgique. À sept reprises, il est lauréat du Centre national de la Recherche Scientifique et de l'International Institute of Education de New-York.

Expert agréé au musée du Cinquantenaire, il est correspondant de l'UNESCO et du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS). Il est l'auteur de nombreux ouvrages et reportages sur les religions et les mythes des peuples d'Orient : Les prétendus mystères du fakirisme (1952), Du Yoga au fakirisme (1960), Le Yoga (avec Pierre Réal 1962), Itinéraire d'Alexandre le Grand, Randonnées archéologiques au Maroc, Dictionnaire du Diable et de la Démonologie...

Il voyage de nombreuses fois en Asie, en Afrique, en Amérique et rassemble une importante documentation sur les sciences occultes et la démonologie. En 1964, il entreprend d'écrire Le Guide du Yoga. Malheureusement, l'avion qui le ramène d’Inde, s'écrase sur le Mont Blanc, le 24 janvier 1966 (il avait participé au 10e anniversaire des amitiés belgo-indiennes avec des collègues). Joseph Devondel reprend alors les notes de Julien Tondriau et achève la rédaction du Guide du Yoga.

Au moment des faits, il habite à l'Avenue de la Basilique.

TONNEAU Joseph (1831-1904)

Originaire de Roucourt.

 

Né à Roucourt le 19 mars 1831, Joseph Tonneau reçoit une bourse de la Province qui lui permet de suivre des cours à l’académie des Beaux-arts d’Anvers (1858 à 1860) puis de Bruxelles (1860 à 1863). De 1854 à 1857, il remporte de nombreux prix dans l’atelier de Stalaert et est finaliste du grand Prix de Rome (1860). Ses qualités sont reconnues par le Gouvernement belge qui lui commande un tableau (1861) mais il préfère réaliser sa carrière professionnelle en Angleterre.

 

Membre de l’Académie Royale d’Anvers, il professeur au Collège protestant français de Bedfort. Il devient célèbre pour la réalisation de portraits. Sa réputation l’amène à en exécuter plusieurs pour la cour d’Angleterre. Vers 1885, il est chargé d’illustrer la nouvelle édition française des œuvres de Dickens publiée par les éditions Hachette. Résidant à Kilburn, il reste attaché à son village natal et dénomme sa maison Roucourt house. Il meurt à Londres le 10 novembre 1904.

VINCENT Charles-Damas (1820-1888)

 Natif de Péruwelz.

 

Architecte et archéologue, Charles-Damas VINCENT est né à Péruwelz le 20 mars 1820. Architecte provincial du Hainaut (1862) et enseignant le cours d'archéologie à l'Ecole des Mines de Mons, on lui doit de nombreux édifices comme la caserne de Mons ou le Palais de justice de Tournai. Sur Péruwelz, il réalise le Château Petit à la rue Albert Ier.

Auteur de nombreuses publications, il publie également des dessins dans une technique nouvelle pour l’époque : la lithographie. Il décédé à Basècles le 1er octobre 1888.