Souvenir à Wiers d’une trahison historique de la révolution française

Après la défaite de Neerwinden (18 mars 1793), le célèbre général français Dumouriez (1739-1823), commandement de l’Armée du Nord, accepte l’offre du prince de Cobourg de rétablir en France une monarchie constitutionnelle.

 

La Convention envoie 4 députés français pour l’arrêter. Dumouriez les livre aux Autrichiens et tente de s’emparer de la place militaire de Condé (4 avril 1793). Poursuivi par des soldats français, le général doit rejoindre le campement autrichien situé à la Barrière de Bury.

Accompagné de ses aides de camp, le duc de Chartres (le futur roi Louis-Philippe Ier), le duc de Montpensier et les deux sœurs de Fernig, Dumouriez doit trouver de l’aide au château du Biez (Wiers) où est présente une garnison autrichienne.

 

Les fugitifs traversent l'Escaut par bac à la Boucaulde puis ils sont emmenés dans la ferme de Jacques Heule à Vergne. Ils atteignent le château par les Biez.

 

 

L’événement est resté dans les mémoires du hameau de Vergne au point d’y organiser en 1882 un cortège historique. La tradition rapporte également que Dumouriez s’est arrêté dans une maison du Vert Velu pour y boire un bol de lait.

Fraude sur fond d’espionnage au Mont de Péruwelz ?

Dans les années 1930, douaniers et gendarmes découvrent un tunnel creusé entre le « petit château » (Vieux-Condé) et la rue du Bas du Mont (Péruwelz). Eclairé à l’électricité, le souterrain est équipé d’un rail avec wagonet. Roger Monteyne (garagiste), Carmen Olivares (artiste lyrique) et Violette Van Biesbroeck (artiste peintre) sont arrêtés et conduits à Valenciennes.

 

Une contrebande lucrative (tabac, chocolat, alcool…). Pourtant, de curieux relevés sur la défense passive ainsi que des notes sur des militaires belges et français sont retrouvés lors des perquisitions. Ajoutons de mystérieux bailleurs de fonds pour y voir des espions à la solde d’une puissance étrangère.

Volontaires péruwelziens (fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles - 27 septembre)

Le 23 septembre 1830, Alexandre Gendebien et Sylvain Van de Weyer franchissent la frontière à Péruwelz et lancent un « appel aux armes ».

 

Un contingent de 71 hommes équipés des armes de la garde bourgeoise quitte Péruwelz pour aller combattre les troupes hollandaises. A leur tête, Alexandre Baugnies dit Capuche (commandant) et Napoléon Simon (sergent-major).

 

Illustrations: détails du tableau d’E. Lekimpe du départ de la grand-place de Péruwelz.