Château de Bitremont (Bury)

Depuis le XIIe siècle, le château de Bitremont est le siège d'une seigneurie (famille d'Antoing, d'Enghien, d'Argenteau, de Mérode et enfin Visart de Bocarmé). Vers 1948, il est racheté par la famille de Beaulieu qui l'occupe jusqu'en 1997. En avril 1998, le feu dévaste la totalité de l'aile et endommage le castelet.

 

Entourée de douves, la propriété dispose encore de son castelet du XIIIe siècle (entièrement vidé et réaménagé). À la fin du XVIIe siècle, on accole deux ailes de plan rectangulaire plafonnée et percée de larges ouvertures. Une porte en plein cintre, surmontée d'un balcon, donne accès à un hall d'entrée. Les bâtiments annexes, très endommagés par les intempéries, remontent à la fin du XIXe siècle. C'est notamment dans ces lieux que l'on produisit de la limonade.

 

Edifice privé non visible situé à la rue de Bitremont.

 

 

Le premier crime à la nicotine.

 

Le nom du château de Bitremont est également mondialement connu pour avoir été le théâtre du premier crime à la nicotine. Le procès n'est pas moins spectaculaire puisqu'il passionne même Balzac qui dédie le Colonel Chabert à la mère d'Hyppolyte Visart, Ida de Bocarmé.

Après plusieurs semaines de recherche, les enquêteurs découvrent, dans le château, un laboratoire secret caché dans un faux plafond et le médecin légiste, J.-S. Stas, décèle la présence de nicotine dans le corps de Gustave Fougnies (assassiné en 1850).

Reconnu coupable du meurtre, tout en l'ayant toujours nié, le comte Hippolyte Visart de Bocarmé est le dernier guillotiné sur la place de Mons, le 19 juillet 1851. Son épouse, Lydia Fougnies, est acquittée.

 

 

Moulin à eau.

Juste après le château de Bitremont, ce petit noyau d’habitations constituaient anciennement le moulin à eau seigneurial. Dans l’une des granges, les traces de la roue à aube est encore visible. Cette dernière était actionnée par les eaux de la Verne de Bury.