L'église Saint-Michel à Braffe

 

Initialement, le plan de l'église formait une croix surmontée en son centre d'une tour avec flèche. En 1833, elle est détruite par la foudre.

 

Lors des réparations (1835-1836), on remodèle la partie avant de l'édifice en ajoutant une quatrième travée et en édifiant une tour devant la nef. En 1893, l'architecte Cordonnier entreprend la restauration de la totalité de l'édifice.

 

L'édifice.

 

 

Désormais, la construction est dominée par une tour néo-classique, renforcée par des harpes en grès. Carrée et en brique, elle se compose de 4 niveaux. Les différentes ouvertures sont constituées d'un arc en plein cintre. Au premier étage, on remarque la présence d'une corniche qui sert de base à un fronton triangulaire. Juste au-dessous, un cartouche rectangulaire porte la date de 1835.

 

La nef et le chœur furent probablement agrandis dans le courant du XVIe siècle comme en témoignent les mœllons équarris toujours visibles dans les soubassements des collatéraux et dans le chœur à chevet plat. Influencées par le style tournaisien, les trois baies datent du XVIIIe siècle. Une corniche en pierre moulurée souligne le pourtour de la toiture unique. Le chœur à chevet plat est entièrement construit en petits mœllons de grès.

 

 

A l’intérieure, la nef se structure en quatre travées. Elle est délimitée des bas-côtés par deux rangs de colonnes en grès blond de caractéristiques gothiques et apparentées à certains supports du XVIe siècle. Constituées de bases octogonales et de chapiteaux à tailloir carré sur corbeille, elles sont également similaires à celles de l'église de Baugnies. Les colonnes sont reliées entre elles par des arcs brisés. Cette partie centrale est couverte d'un berceau plafonné et est cerclée par une corniche moulurée. La couverture des collatéraux est réalisée à l'aide d'un plafond plat. Quant à celle du chœur, il s'agit d'un berceau plafonné avec nervure faîtière.